Mémoires du Clown |
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Nos larmes ou bien nos sentiments Alors que je plongeais doucement, mais sûrement dans une phase psychologique relativement critique, je me suis entouré de toute une bande de potes avec qui je passais presque toutes mes soirées. C’est dans ce contexte que s’est formé « Génération SOS », le dernier groupe que j’ai créé. On avait un local situé à Lausanne et dans lequel on répétait. Ce dernier était partagé entre plusieurs groupes et on s’y retrouvait 2 ou 3 soirs par semaine. On allait voir les différentes répétitions qui s’y donnaient et on se conseillait les uns les autres en apportant chacun sa propre expérience. On y passait aussi pas mal de temps à boire des verres tout en refaisant le monde et en discutant des différents projets que nous avions. Cette période a duré quelques années, pendant lesquelles un grand nombre de choses foireuses s'est produit. Le temps s’est écoulé, puis les gens qui étaient autour de moi, comme dans tout bon schéma classique, se sont mis à changer, évoluer dans des sens qui ne correspondaient pas forcément à ma vision des choses et il y a eu cassure. J’ai fait splitter Génération SOS et j’ai brisé les liens avec la majeure partie de ces personnes, puis je suis retourné dans |
l’ombre quelques temps, avant de reformer Troubadour, groupe que j’avais quand j’étais beaucoup plus jeune et dont je vous parlerai un peu plus loin dans ce livre. C’est une époque qui ne me laisse pas un bon souvenir. Non pas parce que je sombrais en état dépressif, mais parce que, contrairement aux aventures que j’avais pu vivre durant mon adolescence, qui étaient souvent beaucoup plus dures et violentes, cette période était malsaine. Les endroits que nous fréquentions, aussi bien que certaines personnes craignaient vraiment et les images que je peux en garder, sont très négatives. À peine le texte achevé, il se met à ressentir une certaine déprime. Il ne comprend pas, puisque les lignes qu’il vient de mettre sur papier auraient dû le faire sourire. Il se lève et s’en va chercher un verre d’eau à la cuisine. C’est sur le chemin qu’il comprend pourquoi ce sentiment noir vient de prendre d’assaut son cœur. Sans plus attendre, il revient en courant, s’assieds et, comme pour s’exorciser, se met à écrire en avec une rapidité extrême. Amitié Inachevée La pluie tombait sur cette journée |
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