Mémoires du Clown

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Bougez pendant qu'il en est temps
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Texte écrit en 2002.
Techniquement, c’est l’un des textes que j’ai le mieux réussi. Je voulais depuis longtemps écrire quelque chose ne se rapportant pas à un sujet spécifique, mais plutôt aux différents malheurs que l’on peut trouver dans le monde. Je ne savais pas vraiment comment m’y prendre, puisque écrire sur un sujet précis et beaucoup plus facile que faire quelque chose sur un nombre de sujets énorme. J’avais déjà fait un morceau similaire avec “Dénonciations” quelques années auparavant, mais je voulais mieux cibler les problèmes relatifs aux différents pays du monde.
Un jour de 2002, alors que je me trouvais seul chez moi, j’ai ressenti l’inspiration. C’était soudain, j’ai eu besoin de prendre un stylo et écrire sur tout ce qui me passait par la tête. Je ne pouvais pas m’arrêter, cela sortait tout seul. J’ai
dû écrire ces lignes en peut-être 20 minutes.

C’est souvent comme ça lorsque j’écris quelque chose : je veux faire une chanson sur un sujet, mais l’inspiration ne me vient pas, alors je mets sur papier tout ce qui me vient en tête. C’est une manière de laisser son coeur parler. Après quelques phrases, je me rends compte qu’elles portent sur un sujet qui me travaillait depuis longtemps.
De la sorte, un jour, je devais avoir 16 ans, j’étais en train de faire une descente avec mes rollers. Soudain, j’ai ressenti une certaine inspiration. Je me suis aussitôt arrêté, j’ai demandé un papier et un stylo dans un kiosque et me suis mis à écrire tout en descendant. Je ne regardais presque pas la route, j’écrivais. La descente a duré ainsi peut être 15 minutes et en arrivant, j’avais mon texte. C’était dément. Fabrice, le guitariste de Troubadour, était avec moi ce jour-là, il hallucinait.
Ecrire, ça ne se commande pas. Aujourd’hui, j’arrive parfois en me lançant un défi à faire quelque chose avec un sujet que l’on me donne à l’improviste par exemple, mais si je veux rédiger quelque chose sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur depuis longtemps, la plupart du temps, je peine.
Ma seule et unique force et de parvenir à écrire sur des coups de rage, par exemple lorsque j’apprends ou vois un fait
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